Le fou-rire devant la situation pantalonnesque de l'UMP me permet momentanément d'oublier les baffes qui se perdent du côté présidentiel.
Mais ce n'est pas sûr que ce soit une chance.
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21.11.12
19.3.12
366 réels à prise rapide. Aujourd'hui, en toc
Après les fusillades de Toulouse et de Montauban, probablement liées, probablement prises dans la même coulée de la folie individuelle implicitement autorisée par les discours nauséabonds, les paroles sont de peu de valeurs. Mais plus toc encore la minute de silence décrétée par le Ministère de L'Education Nationale, si voisin du Ministère Des Civilisations Qui ne Se Valent Pas.
27.3.11
C'est vrai, les délinquants sont de plus en plus jeunes...
Cultive ton Jardin m'a envoyée vers cette histoire.
S'il ne vous fallait qu'un motif pour aller voter aujourd'hui, ce pourrait être celui-là.
M, appelons-là comme cela, est un bébé sans papier.
Ou plus exactement, dans un pays où aucun enfant n'a besoin d'autres papiers que celui qui le rattache à une filiation, il est demandé à M, quelques mois aux prochaines fraises, d'avoir un titre de séjour.
Comprenez moi-bien, si vous avez eu la flemme de cliquer sur le lien : ses parents, eux, ont un titre de séjour. Un vrai, avec un travail et ils payent la part d'impôts qu'ils doivent pour que des politiques éditent des lois aussi ineptes, coûteuses et indignes que celles qui a privé M. de la possibilités d'être dans des bras paisibles, le nourrisson bienvenu qu'elle aurait dû être.
La maman de M. a commis une faute : elle a accouché prématurément en Algérie, où elle y avait, deuxième faute, une mère malade. Donc M, née ailleurs, est un bébé déclaré par un fonctionnaire zélé, touriste de passage pour 3 mois.
Et à l'issue de ces 3 mois, M bascule dans une clandestinité où la moindre bronchiolite coûtera un bras à des parents qui cotisent pour celles des vôtres...
Allons au bout de la logique : Ni les parents, ni la sœur de M. ne sont expulsables.
Verra-t-on un autre fonctionnaire zélé venir chercher cette enfant? La sucette et le doudou sont-ils compris dans les effets dont un individu en situation irrégulière a le droit de se munir avant son transfert en centre de rétention?
Il est à peu près certain que non, qu'au bout du compte, un juge va proclamer l'imbécillité absolue de cette mesure. Ce sera long, ça va mobiliser une armée d'autres fonctionnaires (zélés bien sûr, mais pas de la même façon) qui ont des chats à fouetter et pas des enfants, c'est votre argent, le mien , le nôtre, gaspillé dans cette stérile obsession.
Ceux qui applaudissent à cette stricte application d'une loi censée les protéger feraient quand même bien de se méfier... Cette histoire de nourrisson, planqué 3 mois, qu'un homme de la cité prend sous son aile... Ça vous rappelle rien?
Il s'agissait de sortir et non de rester, le nourrisson était un garçon et non une fille, celui qui l'a protégé une fille de Pharaon et non un bon docteur de quartier, mais ça s'est assez mal terminé pour ceux qui, sous couvert de soumettre les adultes, s'en sont pris aux tout-petits.
Il faut combien de pluies de grenouilles sur ce pays pour que les gens comprennent?
S'il ne vous fallait qu'un motif pour aller voter aujourd'hui, ce pourrait être celui-là.
M, appelons-là comme cela, est un bébé sans papier.
Ou plus exactement, dans un pays où aucun enfant n'a besoin d'autres papiers que celui qui le rattache à une filiation, il est demandé à M, quelques mois aux prochaines fraises, d'avoir un titre de séjour.
Comprenez moi-bien, si vous avez eu la flemme de cliquer sur le lien : ses parents, eux, ont un titre de séjour. Un vrai, avec un travail et ils payent la part d'impôts qu'ils doivent pour que des politiques éditent des lois aussi ineptes, coûteuses et indignes que celles qui a privé M. de la possibilités d'être dans des bras paisibles, le nourrisson bienvenu qu'elle aurait dû être.
La maman de M. a commis une faute : elle a accouché prématurément en Algérie, où elle y avait, deuxième faute, une mère malade. Donc M, née ailleurs, est un bébé déclaré par un fonctionnaire zélé, touriste de passage pour 3 mois.
Et à l'issue de ces 3 mois, M bascule dans une clandestinité où la moindre bronchiolite coûtera un bras à des parents qui cotisent pour celles des vôtres...
Allons au bout de la logique : Ni les parents, ni la sœur de M. ne sont expulsables.
Verra-t-on un autre fonctionnaire zélé venir chercher cette enfant? La sucette et le doudou sont-ils compris dans les effets dont un individu en situation irrégulière a le droit de se munir avant son transfert en centre de rétention?
Il est à peu près certain que non, qu'au bout du compte, un juge va proclamer l'imbécillité absolue de cette mesure. Ce sera long, ça va mobiliser une armée d'autres fonctionnaires (zélés bien sûr, mais pas de la même façon) qui ont des chats à fouetter et pas des enfants, c'est votre argent, le mien , le nôtre, gaspillé dans cette stérile obsession.
Ceux qui applaudissent à cette stricte application d'une loi censée les protéger feraient quand même bien de se méfier... Cette histoire de nourrisson, planqué 3 mois, qu'un homme de la cité prend sous son aile... Ça vous rappelle rien?
Il s'agissait de sortir et non de rester, le nourrisson était un garçon et non une fille, celui qui l'a protégé une fille de Pharaon et non un bon docteur de quartier, mais ça s'est assez mal terminé pour ceux qui, sous couvert de soumettre les adultes, s'en sont pris aux tout-petits.
Il faut combien de pluies de grenouilles sur ce pays pour que les gens comprennent?
17.2.11
Tu fais de la photo...

L'un de mes premiers textes d'adolescente, je m'en souviens, je l'avais montré à ma grand-mère. Ouvrière à douze ans, elle avait, chevillée à l'âme, la passion des textes, celle qui, aux petites heures d'une lumière chiche, vous sauve de la vie étroite et du destin programmé.
Ce texte, court comme tout ce que j'écris, disait la rencontre entre une jeune fille... et un enfant malade. Il y était, question, déjà, de raconter des histoires pour prendre soin.
Ma grand-mère m'a rendu le texte avec un demi-sourire : "Tu fais de la photo, m'a t-elle dit.
Aujourd'hui, je fais des photos. Et je continue, dans ma tête, à prendre des instantanés, chaque fois qu'on me parle d'un enfant.
Parfois, il me semble que ma profondeur de champ est d'autant plus grande que je ne les vois pas, que c'est dans la façon dont les adultes me parlent de lui que je peux voir la composition, les lignes brisées, les appuis.
Je n'ai jamais pu voir ST. Il est si peu là. Son temps de scolarité, dans cette classe d'intégration est si bref, si souvent empêché par ces moments où il tourne comme une toupie, pour échapper à ce qui le harcèle.
Il use tout le monde, il cherche, se colle, happe et rejette tour à tour. Il vous démonte une classe, pousse un professionnel aguerri aux limites de sa patience et surtout, il semble, dès lors qu'il a cessé de jouer les bombes à fragmentation, remplir ceux qui l'entourent, d'une compassion intense. Ce qui n'est pas donné à tout le monde.
Parce que ST, franchement, il cumule dans la biographie à la tronçonneuse. Né avec un handicap d'une mère gravement psychiatrisée et d'un père jamais identifié, il a vu rompre accidentellement le seul lien solide qu'il avait établi avec une première famille d'accueil. Il ne s'en est jamais remis. Des grands parents très âgés font ce qu'ils peuvent, mais ne peuvent qu'avec un souffle si court. C'est si usé, là.
A ces handicaps, il joint celui d'être né dans une période qui voit s'effondrer les crédits offerts pour la prise en charge quotidienne de ces enfants qui se blessent à tout contact avec le réel.
Alors, bien que la structure départementale en charge du handicap ait formulé une magnifique décision d'orientation, aucune structure n'a de place pour lui avant...Bah, mettons 18 mois.
Donc, on bricole. ST erre, d'un IME, normalement prévu pour des plus petits deux jours, à une maison d'enfant trois jours ou au centre d'accueil thérapeutique d'urgence, où il voit passer autant de monde que dans la salle des Pas Perdus, lui qui l'est tant.
Voilà, c'est ce qui se révèle dans cette réunion, alors que l'équipe de la maison d'enfants, presque humblement, demande à l'école si elle ne veut pas le scolariser une demi-journée de plus.
C'est là que j'appuie sur le déclencheur. Parce que clairement, ce n'est pas ça dont ST a besoin. Il a besoin que nous tirions ce cliché très vite, en en accusant tout les contrastes, sans faire dans le détail. Et que dans ce maëlstrom, on souligne à gros traits ce qui est si criant pour celui qui ne le connait pas : cet enfant est fou de ne pas pouvoir se poser quelque part et il est en train se noyer. Rien ne pourra avoir de sens pour lui si les visages ne cessent de tourbillonner autour de lui, s'il ne peut vider le sac qu'il trimballe d'un lit à l'autre.
J'ai renvoyé le cliché à la maison du handicap. Et je l'ai fait la rage au cœur, car toute solution d'urgence pour ST va en priver un autre enfant, tout aussi nécessiteux.
2.10.10
Jeu de quilles en milieu fermé.

Rarement, quand même, j'aurai vu un membre haut placé de mon mon institution, planter délibérement un môme.
J'ai vu le millefeuille mou, l'indifférence à peine polie, la réduction des histoires en format aisément empilables, tous les travers des institutions innocemment perverses, mais cette volonté hargneuse et réfléchie, ce point d'honneur aussi obtus qu'intenable, je ne l'avais jamais vu.
Je vais essayer de vous la résumer : un enfant C. a un trouble du développement suffisamment sévère pour qu'on pense qu'il progresserait mieux en IME. L'organisme chargé de se prononcer sur cette orientation statue positivement, mais trop tard et de plus, légèrement hypocritement, puisqu'il n'y a pas de place dans l'établissement en question. Bien entendu , il ne sera pas fait état de plan B et, les vacances aidant, les parents apprendront le jour de la rentrée que leur enfant de 6 ans est sur le carreau.
Encore heureux qu'on ne menace pas de leur sucrer les allocations familiales.
Parce que voyez -vous, au CP et sans auxiliaire de vie scolaire, ben... c'est juste pas possible. A moins de tolérer qu'il fonce dans les vitres en hurlant quand il n'en peut plus.
Jusque là, on est dans le degré de saloperie habituel des institutions qui ne se rendent pas compte. Voir supra.
Ceci dit, une fois qu'ils se rendent compte, il y a quand même des gens bien. 48h après avoir été saisis de l'affaire, on mettait une douzaine de gens autour d'une table et on sortait une solution acceptable : une CLIS pas trop loin avec encore 5 places libres, une AVS et l'hôpital de jour.
Hop, yavaitpluka.
Et c'est à ce moment là qu'un véto d'en haut est arrivé avec un motif qui m' a brusquement projetée 40 ans en arrière et 4000 kms plus à l'Est : " affectation hors délai".
Et sous entendu " Si vous n'estimez pas possible de le maintenir en maternelle, demandez au médecin scolaire de faire un certificat de descolarisation".
Ben tiens, Ginette.
Je vous passe les tractations, les réseautages et pipautages les "je vous préviens, j'en fais une affaire personnelle" (Ça tombe bien, moi aussi et devant un tribunal administratif, c'est moi qui ai raison. Alors, j'te parle pas de la presse, hein, Ginette!)
Juste pour vous dire que C est bien arrivé dans sa classe.
Juste pour vous dire aussi, que malgré l'apparente ineptie du véto- pourquoi donc invalider une solution qui sauve tout à la fois la face de l'Institution défaillante et la peau du gamin?-il y a bien évidemment une logique dans cette histoire.
Celle qui voudrait que je vous annonce d'ici quelques mois la décision de fermeture de cette classe. Parce que dans les 60 000 postes d'enseignants supprimés de 2007 à 2011, une palanquée touche les RASED déjà exsangues et les enseignants spécialisés dans le mal-vissé.
A la place, on fera des inclusions sauvages avec des AVS sans formation, mal payés, débauchés dès qu'ils commenceront à avoir suffisamment de bouteille pour revendiquer le salaire qu'ils méritent.
Alors, Ginette, je comprends que tu préfères qu'il n'y ait que 7 familles au lieu de 8 à te souffler dans les bronches. Mais en l'occurrence, outre la morale, il y a la loi.
Cette fois-ci, l'Etat n'est pas arrivé à se cracher dessus. J'espère qu'on s'en félicite toutes les deux.
Dans un prochain billet, je vous dirais comment j'ai signé l'un des rarissimes certificats de contre-indication à la scolarité en milieu ordinaire et ce qui est en train de nous tomber dessus, depuis que la protection de l'enfance est devenue une coquille vide.
Ladies and Gentlemen, the shit hits the fan.
NB. Quelques sigles : IME , Institut Médico-Educatif. AVS, Auxiliaire de Vie Scolaire. RASED, réseau d'aide spécialisé pour les élèves en difficultés.
30.8.10
Démissionner, ou ne pas démissionner

To quit , or not to quit : that is the question:
Whether 'tis nobler in the mind to accept
The assets and earnings of gorgeous fortune,
Or to take arms against a sea of troubles,
And by opposing end them? To die: to quit
no more...
Démissionner, ou ne pas démissionner
là est la question.
Y a-t-il plus de noblesse d'âme à accepter
les biens et les revenus de la merveilleuse fortune
ou bien à s’armer contre une mer de douleurs
et à l’arrêter par une révolte? Mourir.., démissionner,
rien de plus.
Les états d'âmes dramatiques de Kouchner, ici
22.8.10
Cas soces.

Je suis née à côté d'une boîte de Pétri. Et dans l'incubateur, il y avait des gamins mal poussés, des adultes parfois eux-mêmes passés très près du couperet qui tentaient d'en tirer autre chose qu'une litanie de condamnations et puis, en bordure, des théoriciens qui tâchaient d'entendre ce qui liait les deux.
Comme une fille de paysans peut avoir l'oreille bercée de récits de vêlages difficiles et du rythme des rotations, j'ai entendue toute mon enfance parler de caractériels, de cas sociaux (dites cassos, casse-os, cas SOS, comme bon vous semble) de mal vissés, d'échappés de l'ASE, d'AEMO, d'éducs spé, de pratiques sociales, de juges pour enfants, de brigades des mineurs.
De gamins plus ou moins dérivetés, déclavetés, bercés trop près du mur, fous comme des paniers, comme des lapins, débiles mais loin d'être cons.
Maltraités, abandonnés, ou si désastreusement abîmés dans des corps intenables, d'étranges modes de perception d'un réel toujours fuyant.
Déroutants, hermétiques, incasables, insupportables, violents, déchirants, déchirés. Ou juste hors d'atteinte.
J'ai appris que la seule chose qui ne se mangeait pas dans le légume, c'était le fauteuil.
J'ai appris que PO (placement d'office) ça se disait aussi planque tes os.
J'ai appris que ces histoires là ont exactement la même fonctions que les plaisanteries de corps de garde, même si je les trouve plus drôles et moins vulgaires : tenir couchée l'angoisse de n'y pouvoir rien faire.
Cette rumeur là, même s'il me fallut des années pour mettre sur des histoires tangibles des noms qui n'étaient plus d'emprunt, m'était moins incompréhensible que celle qui court là, empuantissant les journaux et les têtes. La figure du délinquant délibéré, pourri jusqu'à la moelle puisqu'appartenant à une race maudite droguant ses enfants pour les faire mendier ou égorgeant le mouton dans l'escalier, cette figure de masse, irrémédiable, celle là m'est étrangère.
Je n'y reconnais ni ceux dont la rumeur de l'enfance cassée a bercé la mienne, ni les histoires réelles que croise désormais.
Tout au plus, si l'on insiste à vouloir à tout prix que j'évoque la figure d'un, déjà condamné, qui, sans vergogne aucune, sachant parfaitement le poids délétère de ses actions, persévère dans une ligne dont aucune instance, même internationale, ne le déviera, tout au plus si l'on veut me faire souvenir d'une violence froide, perverse, intentionnelle, répétitive, verrai-je surgir dans ma mémoire le nom et la poupine figure d'un ministre coupable d'injures raciales, continuant, quoique de façon déguisée, d'en vomir à pleine tonne.
A lire, la lettre ouverte du Pr Hochmann dans Le Monde et la très réaliste fiction de Gascogne et Dadouche sur le blog de Maître Eolas.
Et aussi, le Dies Irae de Samantdi
1.8.10
Les Diafoirus de la prévention sortent en escadrille...
On se demande toujours si l'on doit faire un commentaire des âneries gouvernementales, ou bien leur offrir le sort habituellement réservé aux éructations de fin de banquet du grand oncle sénile et ancien collabo.
Bon.
Les parents des délinquants mineurs iront en prison.
Tous les deux?
Ou bien on en tire un au sort?
Quand la mère s'est déjà coltiné toute seule l'élevage de trublions dont la carence de père peut un tout petit peu compter dans le glissement vers la délinquance, elle se coltine aussi la peine d'enfermement?
Et puis juste comme ça incidemment, qu'est-ce qu'on fait des autres enfants? Imaginez que vous êtes le petit dernier, celui qui justement fait tout pour effacer le souvenir des conneries des aînés, qui travaille bien à l'école et tout et que tout d'un coup, on vous fasse faire votre baluchon pour une famille d'accueil, vous faites quoi? A part spécialement bien bosser votre cours de chimie pour balancer une bombe dans le bouzin?
Est ce que par hasard l'espèce d'inconscient court sur pattes qui nous dirige aurait voulu sa môman pour lui tout seul, pour oublier ainsi qu'une famille, c'est composé de plusieurs personnes?
Bon.
Les parents des délinquants mineurs iront en prison.
Tous les deux?
Ou bien on en tire un au sort?
Quand la mère s'est déjà coltiné toute seule l'élevage de trublions dont la carence de père peut un tout petit peu compter dans le glissement vers la délinquance, elle se coltine aussi la peine d'enfermement?
Et puis juste comme ça incidemment, qu'est-ce qu'on fait des autres enfants? Imaginez que vous êtes le petit dernier, celui qui justement fait tout pour effacer le souvenir des conneries des aînés, qui travaille bien à l'école et tout et que tout d'un coup, on vous fasse faire votre baluchon pour une famille d'accueil, vous faites quoi? A part spécialement bien bosser votre cours de chimie pour balancer une bombe dans le bouzin?
Est ce que par hasard l'espèce d'inconscient court sur pattes qui nous dirige aurait voulu sa môman pour lui tout seul, pour oublier ainsi qu'une famille, c'est composé de plusieurs personnes?
1.7.10
Deux choses sont infinies...*
Le truc le plus con de l'année. Et pourtant, l'épidémie de grippe fut un fertile terreau en âneries de choc.
Accrochez-vous c'est du lourd :
" Je suis d'accord pour l'achat d'un défibrillateur automatique externe par le Lycée, dit ce Proviseur, mais à condition qu'il soit réservé à celui-ci."
Donc, au lieu du logo, genre celui-ci

destiné à prévenir la population qu'on peut tenter de réanimer le pékin moyen qui vient de s'effondrer devant vous, ou, du moins, dans un rayon de 500m
je vais être forcée de proposer au prochain comité Hygiène et Sécurité un genre comme ça :

Et pour ceux qui me poseraient la question, non, il n'y a pas de défibrillateur de cerveau. Sinon, je vous jure que j'aurais tout tenté.
*L'Univers et la bêtise humaine. Encore pour l'Univers, je n'en ai pas encore acquis la certitude absolue. (Einstein)
Accrochez-vous c'est du lourd :
" Je suis d'accord pour l'achat d'un défibrillateur automatique externe par le Lycée, dit ce Proviseur, mais à condition qu'il soit réservé à celui-ci."
Donc, au lieu du logo, genre celui-ci

destiné à prévenir la population qu'on peut tenter de réanimer le pékin moyen qui vient de s'effondrer devant vous, ou, du moins, dans un rayon de 500m
je vais être forcée de proposer au prochain comité Hygiène et Sécurité un genre comme ça :

Et pour ceux qui me poseraient la question, non, il n'y a pas de défibrillateur de cerveau. Sinon, je vous jure que j'aurais tout tenté.
*L'Univers et la bêtise humaine. Encore pour l'Univers, je n'en ai pas encore acquis la certitude absolue. (Einstein)
Libellés :
Des fois,
duloc est un monde parfait,
hein,
va donc bosser feignante.
28.6.10
Enquiquinez les riches!
Dans cette atmosphère faisandée, où l'on découvre que les préfets touchent une prime d'efficacité pouvant se monter à 4 SMICS annuels, où l'on avoue implicitement qu'un ministre peut commander des redressements fiscaux-et en interdire d'autres?-, où un monarque se paye un avion pour nous pisser dessus de plus haut encore, il ne faut pas se priver d'une occasion, même minime, de redire que la loi est un bien commun.
Depuis 1986, date d'entrée en vigueur de la loi "littoral", de riches propriétaires* du Fouquet's club, empêchent l'accès au sentier douanier de Beg Meil** sous prétexte qu'ils y ont piscines, gloriettes tennis et autres agréments à tenir loin du peuple.
Il suffirait, pour que la continuité du sentier soit rétablie que les propriétaires reculent leur haie de 3 ou 4 mètres.
Une inlassable pétition de bretons têtus*** circule chez Cyberacteurs, demandant la simple application de la loi.
Si ça vous dit, de signer et de faire circuler, voici le lien
Rien ne vous interdit de cliquer aussi sur les pétitions voisines, notamment pour ceux qu'affligent la glaciation de la grille de France Inter.
* On compterait dans ce petit segment une propriété Bolloré, une Taittinger et une Lascar .
** d'accord, c'est en pays fouesnantais, donc chez les étrangers, mais bon !
*** un oxymore, je maintiens. ( ce sont les bretonnes qui sont têtues!)
Depuis 1986, date d'entrée en vigueur de la loi "littoral", de riches propriétaires* du Fouquet's club, empêchent l'accès au sentier douanier de Beg Meil** sous prétexte qu'ils y ont piscines, gloriettes tennis et autres agréments à tenir loin du peuple.
Il suffirait, pour que la continuité du sentier soit rétablie que les propriétaires reculent leur haie de 3 ou 4 mètres.
Une inlassable pétition de bretons têtus*** circule chez Cyberacteurs, demandant la simple application de la loi.
Si ça vous dit, de signer et de faire circuler, voici le lien
Rien ne vous interdit de cliquer aussi sur les pétitions voisines, notamment pour ceux qu'affligent la glaciation de la grille de France Inter.
* On compterait dans ce petit segment une propriété Bolloré, une Taittinger et une Lascar .
** d'accord, c'est en pays fouesnantais, donc chez les étrangers, mais bon !
*** un oxymore, je maintiens. ( ce sont les bretonnes qui sont têtues!)
31.5.10
Dans le champ d'artichauts

Dans le champ d'artichauts, j'ai rencontré Jean. Après tout, les têtes étaient presque mûres et les dames, même aux allures respectables, sont peut être armées tout à la fois de couteaux et de mauvaises intentions.
Jean, en bon trégorois, eut la méfiance aimable et la politesse vigilante. Rapidement convaincu que je n'emporterais que des clichés, il laissa monter un plissement amical au coin des yeux et entama la placote. D'abord légère, météorologique et locale.
Pas banale, non, parce que celui qui a couru le monde m'étonne parfois moins que celui qui n'a pas bougé d'auprès de son arbre.
Je ne crois pas que Jean soit bavard par essence. Je ne crois pas non plus que je sois toujours fascinée par les fragments d'histoire des champs d'artichauts. Mais cela s'est noué comme ça, parce qu'on était bien installé le long du muret, parce que la lumière se faisait attendre. Il s'est mis à raconter et moi à écouter.
Les notices biographique sont toujours étrangement sèches et leur dureté serre souvent le cœur. Jean raconte, sans aucune espèce de plainte, le père mort en 39, la mère aux cinq enfants qui se remarie avec le paysan aux six encore petits, le travail de ferme qu'il découvre à 14 ans. Les longues tablées qu'il faut nourrir. L'artichaut n'était qu'une culture de subsistance et les finistériens n'avaient pas encore amené le chou-fleur. On cultivait la Fin de Siècle.
Et on mangeait ce qu'on cachait aux Allemands.
Il ne met pas plus de vantardise que de plainte à raconter comment il s'est engagé en trichant dans la résistance à 16 ans. Il dit qu'il y avait sans doute plus de désir d'échapper à la tutelle du beau-père casse-pied que d'héroïsme. N'empêche. Il désigne là la petite butte où les résistants avait essayé de bombarder le sémaphore. Candides, ils y avaient encerclé les Allemands en oubliant de leur couper le téléphone. Les autres sont venus les cueillir comme des fleurs. La fosse creusée sous la contrainte, le tir en rafale, les corps qui tombent.
Il dira ensuite combien de petites fioles d'éther on trouvait dans les fossés, combien ils étaient jeunes, ces meurtriers drogués dont la bouche fendillée brûlait.
Et l'œil de Jean, méditatif, flotte sur les contour de ce paysage qu'il connait par cœur.
Il ne sait pas comment finir et moi non plus. Nous revenons à des phrases tempérées. Nous n'oserons pas poser les vraies questions ni donner les vraies réponses.
("Est-ce que cela compte, ce que je vous ai raconté?
-Oui. Pas comme pour vous. Mais oui.
-C'est de l'histoire ancienne, si ancienne.
-Mais vous l'avez vécu. Cela a existé. Cela existe encore. Des hommes meurent. Et puis on fait pousser des artichauts.")
Nous nous saluerons, avec courtoisie et pudeur. Comme en Tregor.
NB : Et ce soir, en lisant, consternée, les justifications du raid israélien, je me demande comment Jean et moi, nous aurions fini cette conversation, en partie muette, sur la stupéfiante impression d'imbécilité que laissent les fracas humains soixante ans après.
Libellés :
breizh,
Des fois,
duloc est un monde parfait,
hein.,
voyage
5.5.10
Des pt'ites fiches, des pt'ites fiches, toujours des pt'ites fiches...

Je sais bien que les gogos gobent tout, mais quand même...
Un fichier des élèves décrocheurs?
Ça existe déjà.
En au moins deux exemplaires.
Le premier est un cahier d'appel.
Le deuxième un logiciel de vie scolaire.*
Etant donné que la scolarité n'est pas obligatoire après 16 ans, à quoi peut bien servir qu'un tartempion au Ministère sache que
A appeler le Recteur pour qu'il appelle l'Inspecteur d'Académie pour qu'il rappelle au Principal qu'il doit dire au CPE qu'il doit appeler les parent pour que ceux-ci tirent Karim du lit?
* auxquels ajouter la commission de suivi dans l'établissement, de la commission cas difficiles de l'Académie, des dossiers du conseil Général, voire de ceux du Juge pour Enfant, sans parler des registres mal tenus de votre humble servante.
26.4.10
Ça se passe près de vous.
Depuis longtemps, j'ai du mal avec la notion de "trouble du comportement".
J'ai dans mes brouillons, une tentative de décrire la lente mise à feu d'un enfant pas tout à fait comme les autres, qu'une succession de maladresses, de vexations et de tentatives tout aussi meurtrières de vouloir son bien ont conduit à une asphyxie psychique désespérée.
C'est une asphyxie très réelle dont est mort Skander Vogt dans sa prison suisse.
Une prison dont j'apprends avec un mélange d'ébahissement et de rage qu'il ne devait y rester que 20 mois. Pour des délits significatifs, mais payés au tarif légal de sanctions.
En 99.
Il vient de mourir après 11 ans d'emprisonnement au motif que son état mental le rendait dangereux. Il existe en effet un article du code pénal suisse qui permet le maintien en détention de manière illimité si le détenu est jugé inapte à revenir à la vie civile.
Or en 2008 un article du Matin énumérait les signes clinique de son état mental perturbé : être monté sur le toit de sa prison pour protester contre ses conditions de détention. Avoir refusé l'obligation de soins, alors même qu'il ne semblait pas y avoir eu d'expertise psychiatrique pour affirmer sa possible altération de personnalité. Avoir mis le feu à son matelas.
On y apprend qu'il s'estimait discriminé par ses gardiens, en butte à leur racisme et à leur harcèlement.
Ceux-ci on attendu près d'une heure pour réagir après le nouvel incendie de sa paillasse. Le Monde
nous dit que les enregistrements des conversations entre les gardiens et les secours sont accablants.
Je cite :
"A d'autres moments, la conversation est ponctuée d'éclats de rire. "Ça fait 50 minutes qu'il respire la fumée. Il peut crever", constate un autre agent, auquel son collègue répond : "Ouais, ben ça lui fait du bien." ".
Le cynisme, la soumission à l'ordre établi, l'impossibilité de se représenter la souffrance de l'autre, l'invalidation incessante de toute doléance ne sont peut-être pas toujours des signes de trouble personnels.
Ils sont en tous cas l'indéniable marque des systèmes pervers.
10 ans d'enfermement, dont 8 au moins qui puent l'arbitraire.
Quel choix a-t-on laissé à celui qui a été un gamin de 20 ans, après avoir été orphelin de mère à 2 ans, abandonné en Tunisie par son bâlois de père, élevé par une tante qui l'expédiera à 13 ans, sans un mot d'explication, dans une Suisse où ne l'attend qu'une famille d'accueil de l'aide sociale?
Décidément, là aussi, un beau protocole expérimental de mise à feu.
J'ai dans mes brouillons, une tentative de décrire la lente mise à feu d'un enfant pas tout à fait comme les autres, qu'une succession de maladresses, de vexations et de tentatives tout aussi meurtrières de vouloir son bien ont conduit à une asphyxie psychique désespérée.
C'est une asphyxie très réelle dont est mort Skander Vogt dans sa prison suisse.
Une prison dont j'apprends avec un mélange d'ébahissement et de rage qu'il ne devait y rester que 20 mois. Pour des délits significatifs, mais payés au tarif légal de sanctions.
En 99.
Il vient de mourir après 11 ans d'emprisonnement au motif que son état mental le rendait dangereux. Il existe en effet un article du code pénal suisse qui permet le maintien en détention de manière illimité si le détenu est jugé inapte à revenir à la vie civile.
Or en 2008 un article du Matin énumérait les signes clinique de son état mental perturbé : être monté sur le toit de sa prison pour protester contre ses conditions de détention. Avoir refusé l'obligation de soins, alors même qu'il ne semblait pas y avoir eu d'expertise psychiatrique pour affirmer sa possible altération de personnalité. Avoir mis le feu à son matelas.
On y apprend qu'il s'estimait discriminé par ses gardiens, en butte à leur racisme et à leur harcèlement.
Ceux-ci on attendu près d'une heure pour réagir après le nouvel incendie de sa paillasse. Le Monde
nous dit que les enregistrements des conversations entre les gardiens et les secours sont accablants.
Je cite :
"A d'autres moments, la conversation est ponctuée d'éclats de rire. "Ça fait 50 minutes qu'il respire la fumée. Il peut crever", constate un autre agent, auquel son collègue répond : "Ouais, ben ça lui fait du bien." ".
Le cynisme, la soumission à l'ordre établi, l'impossibilité de se représenter la souffrance de l'autre, l'invalidation incessante de toute doléance ne sont peut-être pas toujours des signes de trouble personnels.
Ils sont en tous cas l'indéniable marque des systèmes pervers.
10 ans d'enfermement, dont 8 au moins qui puent l'arbitraire.
Quel choix a-t-on laissé à celui qui a été un gamin de 20 ans, après avoir été orphelin de mère à 2 ans, abandonné en Tunisie par son bâlois de père, élevé par une tante qui l'expédiera à 13 ans, sans un mot d'explication, dans une Suisse où ne l'attend qu'une famille d'accueil de l'aide sociale?
Décidément, là aussi, un beau protocole expérimental de mise à feu.
11.4.10
Ça chie dans le ventilo.
J'aurais pu faire plus littéraire et dire qu'enfin, à l'UMP, on commence à dire que le roi est nu.
Et dès lors que que l'on commence à chuchoter ce qu'on s'est si longtemps interdit de penser, il n'y a qu'un pas pour pouvoir dire qu'il est non seulement nu, mais en plus, pas aussi bien foutu que les tâcherons préposés à l'effacement des Bourrelets Royaux des "Coins de rue et Images Immondes" voulaient bien nous le faire croire.
Le dogme de l'Infaillibilité poncifiante a vécu.
Longtemps, je me suis interrogée sur le silence et la soumission d'individus de droite somme toute plus intelligents et sans doute plus fondamentalement républicains que leur monarque. Mais on n'est pas Ministre de l'Intérieur durant des années sans acquérir quelques notions de bondage. Sans être une acharnée partisanne de la théorie du complot et du tous pourris, je dois quand même dire que je le soupçonne d'en tenir un bon paquet, bien serré avec un fil de soie.
Un bon paquet. Mais à sa manière à lui, avec ce qu'il voit et perçoit du monde. Or donc, si tu n'es pas un puissant, un du premier cercle, à tu et à toi avec les financiers, le cénacle bruyant et brouillon, tu n'existes pas.
Je crois qu'il n'a pas vu venir ce qui vient, non plus du petit noyau de fidèles fascinés ou des courtisans soumis. Il n'a pas vu l'immense cohorte des petits élus qui risquent la perte d'un siège autrefois solidement arrimé à une province qu'ils ne désirent pas quitter.
Il n'a pas vu que non seulement sa griffe ne s'étend pas sur tous les députés, conseillers généraux ou régionaux, maires ou adjoints, mais encore que ceux-ci étaient les mieux placés pour entendre sur les marché, les volées de bois vert que leurs anciens électeurs adressaient au gouvernement. Ceux-là n'ont rien d'autre à perdre que leur territoire d'élection, sont bien souvent plus propres que leurs chefs et ont compris que le nom du président sur une affiche est une formidable machine à perdre.
Si en plus ils sont jeunes et maîtrisent les réseaux, ils se lâchent. Sur le bouclier fiscal, l'effarant vaudeville de la rumeur, le bling-bling, la taxe carbone...
Vu de l'autre bord, c'est assez réjouissant. Un peu agaçant aussi, parce qu'on meurt d'envie de leur demander ce qu'ils font dans cette pétaudière et pourquoi ils ne se sont pas aperçus avant que cet homme là ne voyait pas plus loin que son nombril et qu'un politique nul en histoire, pauvre en géographie, fermé à la sociologie, dont la culture s'arrête à Bigard et le sens de la justice à la couverture d'Ici Paris, fait un sinistre présidentiable.
Mais je me reprends, en me rappelant que non seulement j'admets qu'on puisse être de droite, mais en plus qu'ils sont les mieux placés pour nous débarrasser, radicalement de cette calamité.
on dirait que même Juppé, prudent comme une couleuvre, a senti le vent...
Et dès lors que que l'on commence à chuchoter ce qu'on s'est si longtemps interdit de penser, il n'y a qu'un pas pour pouvoir dire qu'il est non seulement nu, mais en plus, pas aussi bien foutu que les tâcherons préposés à l'effacement des Bourrelets Royaux des "Coins de rue et Images Immondes" voulaient bien nous le faire croire.
Le dogme de l'Infaillibilité poncifiante a vécu.
Longtemps, je me suis interrogée sur le silence et la soumission d'individus de droite somme toute plus intelligents et sans doute plus fondamentalement républicains que leur monarque. Mais on n'est pas Ministre de l'Intérieur durant des années sans acquérir quelques notions de bondage. Sans être une acharnée partisanne de la théorie du complot et du tous pourris, je dois quand même dire que je le soupçonne d'en tenir un bon paquet, bien serré avec un fil de soie.
Un bon paquet. Mais à sa manière à lui, avec ce qu'il voit et perçoit du monde. Or donc, si tu n'es pas un puissant, un du premier cercle, à tu et à toi avec les financiers, le cénacle bruyant et brouillon, tu n'existes pas.
Je crois qu'il n'a pas vu venir ce qui vient, non plus du petit noyau de fidèles fascinés ou des courtisans soumis. Il n'a pas vu l'immense cohorte des petits élus qui risquent la perte d'un siège autrefois solidement arrimé à une province qu'ils ne désirent pas quitter.
Il n'a pas vu que non seulement sa griffe ne s'étend pas sur tous les députés, conseillers généraux ou régionaux, maires ou adjoints, mais encore que ceux-ci étaient les mieux placés pour entendre sur les marché, les volées de bois vert que leurs anciens électeurs adressaient au gouvernement. Ceux-là n'ont rien d'autre à perdre que leur territoire d'élection, sont bien souvent plus propres que leurs chefs et ont compris que le nom du président sur une affiche est une formidable machine à perdre.
Si en plus ils sont jeunes et maîtrisent les réseaux, ils se lâchent. Sur le bouclier fiscal, l'effarant vaudeville de la rumeur, le bling-bling, la taxe carbone...
Vu de l'autre bord, c'est assez réjouissant. Un peu agaçant aussi, parce qu'on meurt d'envie de leur demander ce qu'ils font dans cette pétaudière et pourquoi ils ne se sont pas aperçus avant que cet homme là ne voyait pas plus loin que son nombril et qu'un politique nul en histoire, pauvre en géographie, fermé à la sociologie, dont la culture s'arrête à Bigard et le sens de la justice à la couverture d'Ici Paris, fait un sinistre présidentiable.
Mais je me reprends, en me rappelant que non seulement j'admets qu'on puisse être de droite, mais en plus qu'ils sont les mieux placés pour nous débarrasser, radicalement de cette calamité.
on dirait que même Juppé, prudent comme une couleuvre, a senti le vent...
Libellés :
Des fois,
duloc est un monde parfait,
hein.
29.3.10
Encore un machin!
Décidément, ils sont sourds.
Résumons : en cas d'absentéisme d'un élève, la possibilité de suspendre les allocs existe déjà.
Elle est à disposition des deux institutions principalement concerné que sont l'Education Nationale, dont c'est le boulot de scolariser les élèves et le conseil Général, dont c'est le boulot d'assurer la Protection de l'Enfance.
Ce qui emmerde le gouvernement, c'est que cette mesure est peu employée, alors qu'elle fait vachement bien sur le papier.
C'est pourquoi M Chatel vient d'annoncer que la tâche de faire "pan" sur les doigts des vilains parents nécessitait plus de sérieux.
Donc on va faire un machin pour permettre aux Préfets de le faire. Préfets dont ce n'est pas le boulot, qui ont déjà assez à faire avec les élèves assidus qu'on expulse, mais qui ont l'avantage d'être à la botte, pressés comme des citrons et révocables s'ils déplaisent, vaccinent peu, ne savent pas tenir les manifestants aux visites présidentielles, etc...
Et personne pour trouver intéressant que justement, ceux qui s'occupent toute la journée des mômes, sont jugé savoir moins bien faire qu'un préfet?
Personne pour se dire que si ceux qui sont dans le jus n'emploient que peu cette arme, c'est qu'elle est inefficace, inapplicable, injuste*et tout juste bonne à satisfaire l'agité maniaque?
D'ailleurs, c'est bien vrai, quand mon garagiste reste perplexe devant la panne de ma voiture, je la confie à mon boulanger.
Ça sert à rien mais ça me soulage.
* ce mois-ci, j'ai en magasin un pauvre et deux enfants de profs. Les deux enfants de profs sont déclarés en phobie scolaire et l'enfant de pauvre est signalé au Conseil Général.
Résumons : en cas d'absentéisme d'un élève, la possibilité de suspendre les allocs existe déjà.
Elle est à disposition des deux institutions principalement concerné que sont l'Education Nationale, dont c'est le boulot de scolariser les élèves et le conseil Général, dont c'est le boulot d'assurer la Protection de l'Enfance.
Ce qui emmerde le gouvernement, c'est que cette mesure est peu employée, alors qu'elle fait vachement bien sur le papier.
C'est pourquoi M Chatel vient d'annoncer que la tâche de faire "pan" sur les doigts des vilains parents nécessitait plus de sérieux.
Donc on va faire un machin pour permettre aux Préfets de le faire. Préfets dont ce n'est pas le boulot, qui ont déjà assez à faire avec les élèves assidus qu'on expulse, mais qui ont l'avantage d'être à la botte, pressés comme des citrons et révocables s'ils déplaisent, vaccinent peu, ne savent pas tenir les manifestants aux visites présidentielles, etc...
Et personne pour trouver intéressant que justement, ceux qui s'occupent toute la journée des mômes, sont jugé savoir moins bien faire qu'un préfet?
Personne pour se dire que si ceux qui sont dans le jus n'emploient que peu cette arme, c'est qu'elle est inefficace, inapplicable, injuste*et tout juste bonne à satisfaire l'agité maniaque?
D'ailleurs, c'est bien vrai, quand mon garagiste reste perplexe devant la panne de ma voiture, je la confie à mon boulanger.
Ça sert à rien mais ça me soulage.
* ce mois-ci, j'ai en magasin un pauvre et deux enfants de profs. Les deux enfants de profs sont déclarés en phobie scolaire et l'enfant de pauvre est signalé au Conseil Général.
18.3.10
A l'UMP, la tâche est parfois bourde.
Quand on est pas de droite, on est toujours un peu stupéfait de voir les ténors politiques enfourcher avec une telle constance le dada d'une insécurité, qui aurait quand même dû régresser après huit ans d'exercice du pouvoir par iceulx.
Du moins s'il était vrai que les coups de mentons, de poings sur la table- et encore, c'est parce qu'on ose pas exhiber autre chose (s)-suffisaient à calmer des gens que des générations de misère ou de cultures maffieuses poussent à se servir dans les poches des voisins ou à flinguer à tout vat.
A propos de flinguer à tout vat, Fillon, en service commandé, vient de déclarer mort, pour les besoins de la cause Ultra Moins Populaire, un policier blessé mais tout à fait vivant.
Tellement vivant que, pince sans rire, le délégué du syndicat SGP-FO, vient de déclarer qu'il passait ce matin sur le billard, se faire opérer de l'épaule.
On espère juste que le chirurgien a rendu sa carte du parti et qu'il n'a pas confondu intervention avec autopsie.
Du moins s'il était vrai que les coups de mentons, de poings sur la table- et encore, c'est parce qu'on ose pas exhiber autre chose (s)-suffisaient à calmer des gens que des générations de misère ou de cultures maffieuses poussent à se servir dans les poches des voisins ou à flinguer à tout vat.
A propos de flinguer à tout vat, Fillon, en service commandé, vient de déclarer mort, pour les besoins de la cause Ultra Moins Populaire, un policier blessé mais tout à fait vivant.
Tellement vivant que, pince sans rire, le délégué du syndicat SGP-FO, vient de déclarer qu'il passait ce matin sur le billard, se faire opérer de l'épaule.
On espère juste que le chirurgien a rendu sa carte du parti et qu'il n'a pas confondu intervention avec autopsie.
10.3.10
tentative de discrimination à la Halde

Décidément, la Droite a vraiment tout compris de la Halde. Y refuser à sa tête un individu sous prétexte qu'il n'est pas français de souche, faut le faire!
Longuet viens vraiment de faire un carton. Ah, Occident, quand tu nous tiens...
9.3.10
Pourquoi

Ai-je le sentiment que l'information la plus significative que j'aie entendue ces jours-ci soit...
Que les salariés de l'association Emmaüs ont entamé leur première grève?
"Miserere Seigneur
du fond des carmagnoles..."
(Ferré)
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Des fois,
duloc est un monde parfait,
hein.
11.2.10
Nouvelle délinquance et aggiornemento
Menottées ou pas, les trois jeunes filles de 14 ans durant leur garde à vue?
Devant l'afflux de suspicions d'infractions de plus en plus violentes, de plus en plus nombreuses, finalement, je vais finir par penser que la vidéo-surveillance est une bonne chose.
Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.
Réclamons leur installation dans les commissariats et les cars de police.
Edit : pendant ce temps, juste à côté de chez Marianne,deux enfants meurent brûlés, 15 mois, 3 ans, parce que des Rroms, m'sieurs-dames, c'est juste bon à vivre dans des cabanes. Et la Protection de l'Enfance, c'est soumis à la possession de papiers.
Devant l'afflux de suspicions d'infractions de plus en plus violentes, de plus en plus nombreuses, finalement, je vais finir par penser que la vidéo-surveillance est une bonne chose.
Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.
Réclamons leur installation dans les commissariats et les cars de police.
Edit : pendant ce temps, juste à côté de chez Marianne,deux enfants meurent brûlés, 15 mois, 3 ans, parce que des Rroms, m'sieurs-dames, c'est juste bon à vivre dans des cabanes. Et la Protection de l'Enfance, c'est soumis à la possession de papiers.
19.1.10
Après les faux Lacostes, les faux Kokopelli...
Soit une société B. productrice de graines en procès avec l'association Kokopelli, conservatoire de semences anciennes que pour des raisons mystérieuse, l'Etat semble vouloir faire disparaître au point de l'avoir condamnée pour s'être -ô crime- intéressée à des graines non inscrites au catalogue officiel.
Motif repris par la société B. qui accuse en outre ces graines de faire courir"un danger à la population". (Le médecin que je suis, n'étant pas juriste, aimerait bien que ce point soit argumenté...)
Comment qualifier le fait que la société B. après avoir traîné dans la boue le dit conservatoire, s'enorgueillisse de mettre à son catalogue 2010 une "Tomate Kokopelli"?
Comme du marketing de fumiers?
Pétition chez cyberacteurs, ici.
Motif repris par la société B. qui accuse en outre ces graines de faire courir"un danger à la population". (Le médecin que je suis, n'étant pas juriste, aimerait bien que ce point soit argumenté...)
Comment qualifier le fait que la société B. après avoir traîné dans la boue le dit conservatoire, s'enorgueillisse de mettre à son catalogue 2010 une "Tomate Kokopelli"?
Comme du marketing de fumiers?
Pétition chez cyberacteurs, ici.
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