2.4.07

vieille coque




La vague cinglante
Le vent abrupt et traversant
sont des dangers que je connais.
Je me suis moins méfiée
de la vase douce
du chant torpide
de cette invitation rampante
à me coucher et à me taire.
Quelque chose d'indispensable
s'est défait,
et je ne porte plus rien,
qu'une mémoire que chaque marée amenuise.
Pour vous, pour moi
et pour chaque bateau
cela porte un nom tentant, troublant
et sans retour :
cela s'appelle consentir.

5 commentaires:

Moukmouk a dit…

On appelle suicide la mort d'un jeune qui n'en peut plus. Mais pour les vieux, objets, bateaux, animaux. il devrait y avoir d'autres mots. Ne plus pouvoir vivre n'est pas nécessairement malheureux, cela fait partie de la vie.

You a dit…

Splendide photo, qui fait étonnamment écho aux toiles que peint mon père...
http://ysimolak.free.fr/Mathias/P4020004.JPG

Still a dit…

Une merveille ce peti post! À ranger parmi la collection de petits cailloux précieux!

Oxygène a dit…

Consentir et se perdre, n'est-ce pas le contraire du combat à tout prix ? Il est parfois plus sage de consentir. Non?

imisa a dit…

j'aime beaucoup...j'enregistre ce type d'images, les photocographie, les peins, les stocke sous une strate, j'aime bien en retrouver chez d'autres....