Ce matin, grâce à vous, je me suis rappelée qu'il y a longtemps que je n'étais pas allée à mon travail en passant par la rivière. *
Et que les matins d'hiver, pour peu qu'entre les nuages, un rayon flirte avec le sable à marée basse, cela pouvait enchanter la journée entière.
*Pourquoi depuis longtemps? Parce que deux écoles s'y donnent rendez vous et qu'à cette heure, ça fait un embouteillage d'au moins ... voyons... 20 voitures!
Oui, oui, 20! **
** On est con, parfois, hein. Enfin, je me suis trouvée ben con.
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6.1.16
3.1.16
Petits bonheurs
Aheeeeem.
Raclement de gorge.
"Je, heu...Je..."
La voix résonne dans la pièce déserte.
Ah merde, c'est plein de toiles d'araignées, ici.
On voit que personne n'est passé faire le ménage depuis longtemps. On fait comment déjà? Est-ce que ça revient comme le vélo? (celui à guidon chromé au fond de la cour*)
Bon, allez, zou! On souffle, on aspire, on allume les lumières, on balaye, on fait de l'air. La nostalgie est inévitable, mais on va pas en faire un sac.
On va remercier Tomek d'avoir lancé l'idée de retourner aux petits bonheurs. C'est très con, les petits bonheurs, mais à y regarder de plus près, beaucoup moins con que les grands malheurs. C'est juste que ça se fait plus facilement oublier. On néglige, on néglige, et puis après, on est rouillé du bonheur comme de l'écriture.
" LaaaaAhhhaaahAhhaaaaAhiiiiiiii.....**"
Ah, c'est déjà mieux. Mais comme je redébute après une longue interruption, je ne vais pas respecter strictement la consigne. Ce serait dommage de rejeter les petits bonheurs des jours précédents, alors qu'ils sont encore très frais et tutafé propres à la consommation.
D'abord, cette vidéo retwittée par Kozlika
Et puis le joli moment que nous avons passé avec Tomek et Marlins du groupe Mona Kazu. On reparlera d'eux, promis.
La photo ci dessus qui m'a mise en joie quand je l'ai vue sortir sur l'écran de l'appareil photo. Pour le premier coup de vent de 2016, j'ai vraiment eu le sentiment que la mer me faisait un clin d'œil.
Deux personnes, dans deux domaines très différents, m'ont demandé d'écrire à nouveau sur un thème précis. J'esquive très bien les sollicitations d'ordre général, mais l'amitié et la consigne sont d'excellents outils pour me faire sortir de ma flemme. La preuve.
Mon oranger est en fleur et embaume la maison.
J'ai commencé un jeu alacon pour rêver de voyages. Je vous en parle demain.
Voilà, c'est écrit avec les pieds, mais c'était pour chasser les toiles d'araignées.
Si vous passez ici, je vous embrasse. Les bisous, c'est bon pour la santé, mangez-en.
" LaaaaAhhhaaahAhhaaaaAhOooooooo.....***"
PS:
* Oui, bon, y a des trucs qui reviennent assez facilement
** et *** C'est une scriptalise.
C'est tout aussi nécessaire que des vocalises pour dérouiller, mais beaucoup moins bruyant.
Raclement de gorge.
"Je, heu...Je..."
La voix résonne dans la pièce déserte.
Ah merde, c'est plein de toiles d'araignées, ici.
On voit que personne n'est passé faire le ménage depuis longtemps. On fait comment déjà? Est-ce que ça revient comme le vélo? (celui à guidon chromé au fond de la cour*)
Bon, allez, zou! On souffle, on aspire, on allume les lumières, on balaye, on fait de l'air. La nostalgie est inévitable, mais on va pas en faire un sac.
On va remercier Tomek d'avoir lancé l'idée de retourner aux petits bonheurs. C'est très con, les petits bonheurs, mais à y regarder de plus près, beaucoup moins con que les grands malheurs. C'est juste que ça se fait plus facilement oublier. On néglige, on néglige, et puis après, on est rouillé du bonheur comme de l'écriture.
" LaaaaAhhhaaahAhhaaaaAhiiiiiiii.....**"
Ah, c'est déjà mieux. Mais comme je redébute après une longue interruption, je ne vais pas respecter strictement la consigne. Ce serait dommage de rejeter les petits bonheurs des jours précédents, alors qu'ils sont encore très frais et tutafé propres à la consommation.
D'abord, cette vidéo retwittée par Kozlika
Et puis le joli moment que nous avons passé avec Tomek et Marlins du groupe Mona Kazu. On reparlera d'eux, promis.
La photo ci dessus qui m'a mise en joie quand je l'ai vue sortir sur l'écran de l'appareil photo. Pour le premier coup de vent de 2016, j'ai vraiment eu le sentiment que la mer me faisait un clin d'œil.
Deux personnes, dans deux domaines très différents, m'ont demandé d'écrire à nouveau sur un thème précis. J'esquive très bien les sollicitations d'ordre général, mais l'amitié et la consigne sont d'excellents outils pour me faire sortir de ma flemme. La preuve.
Mon oranger est en fleur et embaume la maison.
J'ai commencé un jeu alacon pour rêver de voyages. Je vous en parle demain.
Voilà, c'est écrit avec les pieds, mais c'était pour chasser les toiles d'araignées.
Si vous passez ici, je vous embrasse. Les bisous, c'est bon pour la santé, mangez-en.
" LaaaaAhhhaaahAhhaaaaAhOooooooo.....***"
PS:
* Oui, bon, y a des trucs qui reviennent assez facilement
** et *** C'est une scriptalise.
C'est tout aussi nécessaire que des vocalises pour dérouiller, mais beaucoup moins bruyant.
4.11.12
23.4.12
12.1.11
24.10.10
9.10.10
23.5.10
16 heures, un jour de mai

Tout doucement, les bruits s'éloignent.
Les cris d'enfants ne font guère obstacle. Ils se fondent en paillettes brèves, comme si je les entendais en couleurs dansantes, tournant autour de moi sans m'alarmer.
Des jeunes parents s'installent, j'entends leurs échanges rapides, interrogatifs, je me souviens de ce temps-là, si encombré de détails pratiques, d'objets, d'éventualités multiples. Peu à peu, je détend le filet de ces voix, je passe au travers de leurs mailles inquiètes.
Comme les plongeurs, je franchis des paliers, je sens le poids de mon corps se modifier, la chaleur qui commence à la nuque et roule jusqu'aux reins.
Je repousse l'agacement d'un bruit entêtant, obscène. Un scooter des mers.
Je plonge, le sable chauffé sent la poudre, je goûte brièvement le plaisir d'avoir soif.
La tête dans mes bras, je fais ma première sieste sur la plage.
Libellés :
breizh,
l'estran,
va donc bosser feignante.
28.3.10
23.3.10
Sortilège
Je me souviens de la première fois où je l'ai vue. Je savais, à une espèce de frémissement, qu'il s'agirait d'une vraie rencontre, sans plan, sans calcul, sans aucun autre tracé qu'un point d'impact aussi discret que définitif. Je me souviens du sillon qui s'était ouvert au premier regard, du sourire, du sentiment que je ne m'étais pas trompée.C'était la Baie d'A.
Je me souviens de la première fois où je l'ai vue. Je savais, à une espèce de frémissement, qu'il s'agirait d'une vraie rencontre, sans plan, sans calcul, sans aucun autre tracé qu'un point d'impact aussi discret que définitif. Je me souviens du sillon qui s'était ouvert au premier regard, du sourire, du sentiment que je ne m'étais pas trompée.
C'était A.
Avec un soupçon de malignité, j'avais offert à la seconde un petit caillou de la première. Un soupçon? Un bon kilo dans une caisse de criée, ouiche! Ces petits cailloux n'ont l'air de rien, ils sont gris, doux, ovales plutôt que ronds. Ils tiennent un instant dans la main, puis s'égarent sous un meuble, dans une soucoupe, inaperçus, benêts, presque.
Seulement voilà. Sous leur granit insignifiant, ils cachent le pouvoir redoutable, patient et imparable, d'amener ou de ramener sur ses grèves, celui qui les a acceptés.
Ils s'aident parfois de grands et doux amoureux des bateaux.
Au besoin, d'ailleurs, ils recrutent d'astucieux ramendeurs de filets.
Ils attendent le temps qu'il faut.
A. vient de décider d'acheter une maison. Là, tout près de la Baie d'A.
Les complices sont heureux.
Ça existe, les sourires de caillou.
6.3.10
2.1.10
Elle disait
15.11.09
14.11.09
Jour blanc en Baie d'Audierne
11.10.09
Bulletin de situation
Cher inconnu(e)
Voici des nouvelles de votre caillou.
C'est miss Bibi qui la rapporté. L'en empêcher aurait été inutilement frustrant. Beaucoup de carrières, qu'elles soient d'artistes, de chiffonniers ou de patenteurs patentés ont commencé par un talent fructueux de pilleur d'épaves, entre cette pointe-ci et ce rocher-là.
Sans doute, si j'avais été seule, il en aurait été autrement. Votre caillou serait resté sur la plage. Ma propre carrière d'écumeuse de laisse de mer se trouve un peu ralentie par l'âge, le nombre de mes possessions et la répugnance que j'éprouve aux tâches de dépoussiérage.
Mais surtout, je me serais interrogée sur vos intentions. L'avez-vous oublié distraitement? L'avez-vous abandonné, parce que vous étiez déçu(e) par le cheminement de votre pinceau? L'avez-vous délibérément confié à l'état d'ébauche au vent et au ressac, pour qu'ils finissent votre travail?
Si j'en crois le petit arbre à gauche, ce n'est pas la première fois que vous usez d'un pinceau. Ce pin maritime léger est bienvenu. Le penty au toit d'ardoise est peut-être plus ventru que vous ne l'auriez voulu et il semblerait bien que cela vous en ai découragé.
Je choisis de croire que vous l'aviez laissé pour cela, pour le destin précis qui lui est advenu.
Une petite fille, ayant décidé de fort loin que la fantaisie est le plus long chemin d'un point à un autre, l'œil épars, courant comme un chien de souk d'un reste de couteau à la dépouille d'un ormeau, a ramassé ce caillou peint pour l'emmener dans sa maison.
Je puis vous promettre qu'il y est en bonne compagnie. Pour l'instant, il est entre la maison d'Yves, (tiens! sans porte non plus, comme la vôtre!) le grimoire de Still et un bloc d'argile gravé d'écriture cunéïforme, dont je me demande bien la provenance.
Demain, il sera peut-être près de l'orchidée ou du raku portugais, veillé par le chat. Il est possible aussi qu'on le retrouve un jour dans la boîte à couture, s'il est animé, comme bon nombre d'objets chez moi, de vagabondages subreptices et nocturnes.
Peu importe. Aucun des occupants de cette maison ne lui fera grise-mine. Il est en sécurité. Au contraire de la lettre-très-importante et du formulaire-indispensable, il ne court aucun risque d'être jeté. Porteur d'une trace d'humaine création, ne fut-elle qu'une esquisse, il échappera à la férocité qui balaye parfois les marrons desséchés et les amas de bigorneaux
Si je pars d'ici, il fera, comme ses frères de hasard et de rencontre, un, deux, dix déménagements.
Sauf si vous spécifiez, à l'adresse mail ci-jointe, que je doive le remettre sur sa plage, nous sommes partis, lui et moi, pour un compagnonnage de longue durée. Peut-être même jusqu'à la fin de mes jours.
J'ai, en effet, quelques doutes sur les promesses de Miss Bibi, d'emporter, le jour venu, son trousseau de trésors de grève dans sa chambre d'étudiante.
Bien à vous.
Anita.
Ps : je joindrais sa photo demain. Sans la lumière du jour, il témoigne mal de son charme.
Voici des nouvelles de votre caillou.
C'est miss Bibi qui la rapporté. L'en empêcher aurait été inutilement frustrant. Beaucoup de carrières, qu'elles soient d'artistes, de chiffonniers ou de patenteurs patentés ont commencé par un talent fructueux de pilleur d'épaves, entre cette pointe-ci et ce rocher-là.
Sans doute, si j'avais été seule, il en aurait été autrement. Votre caillou serait resté sur la plage. Ma propre carrière d'écumeuse de laisse de mer se trouve un peu ralentie par l'âge, le nombre de mes possessions et la répugnance que j'éprouve aux tâches de dépoussiérage.
Mais surtout, je me serais interrogée sur vos intentions. L'avez-vous oublié distraitement? L'avez-vous abandonné, parce que vous étiez déçu(e) par le cheminement de votre pinceau? L'avez-vous délibérément confié à l'état d'ébauche au vent et au ressac, pour qu'ils finissent votre travail?
Si j'en crois le petit arbre à gauche, ce n'est pas la première fois que vous usez d'un pinceau. Ce pin maritime léger est bienvenu. Le penty au toit d'ardoise est peut-être plus ventru que vous ne l'auriez voulu et il semblerait bien que cela vous en ai découragé.
Je choisis de croire que vous l'aviez laissé pour cela, pour le destin précis qui lui est advenu.
Une petite fille, ayant décidé de fort loin que la fantaisie est le plus long chemin d'un point à un autre, l'œil épars, courant comme un chien de souk d'un reste de couteau à la dépouille d'un ormeau, a ramassé ce caillou peint pour l'emmener dans sa maison.
Je puis vous promettre qu'il y est en bonne compagnie. Pour l'instant, il est entre la maison d'Yves, (tiens! sans porte non plus, comme la vôtre!) le grimoire de Still et un bloc d'argile gravé d'écriture cunéïforme, dont je me demande bien la provenance.
Demain, il sera peut-être près de l'orchidée ou du raku portugais, veillé par le chat. Il est possible aussi qu'on le retrouve un jour dans la boîte à couture, s'il est animé, comme bon nombre d'objets chez moi, de vagabondages subreptices et nocturnes.
Peu importe. Aucun des occupants de cette maison ne lui fera grise-mine. Il est en sécurité. Au contraire de la lettre-très-importante et du formulaire-indispensable, il ne court aucun risque d'être jeté. Porteur d'une trace d'humaine création, ne fut-elle qu'une esquisse, il échappera à la férocité qui balaye parfois les marrons desséchés et les amas de bigorneaux
Si je pars d'ici, il fera, comme ses frères de hasard et de rencontre, un, deux, dix déménagements.
Sauf si vous spécifiez, à l'adresse mail ci-jointe, que je doive le remettre sur sa plage, nous sommes partis, lui et moi, pour un compagnonnage de longue durée. Peut-être même jusqu'à la fin de mes jours.
J'ai, en effet, quelques doutes sur les promesses de Miss Bibi, d'emporter, le jour venu, son trousseau de trésors de grève dans sa chambre d'étudiante.
Bien à vous.
Anita.
Ps : je joindrais sa photo demain. Sans la lumière du jour, il témoigne mal de son charme.
11.9.09
Des fois, j'habite dans une carte postale.
24.1.09
Mon Marronnier à moi
Y a pas, on y coupe pas.
Chaque tempête d'Ouest voit monter les statistiques de visites de ce petit blog.
La déferlante, c'est mon marronnier, mon passage obligé, mon rituel d'hiver, mon incontournable.
Vous en voulez, de l'écume, de la force brute, de la houle en gerbe!
Lecteurs chéris, amarrez vos écrans, vérifiez l'étanchéité de vos presse-étoupes et de vos wrappen, les flag vont claquer, voilà les photos de vagues.
Ralliez-vous à mon panache blanc!

Celle-ci est à ranger dans la catégorie "on est mieux dedans" :

Celle-ci est spécialement dédicacée à Boutoucoat, en plein dans sa semaine de blanc :

Et pour cette dernière, laissez vous fredonner à l'oreille :
"On voyait les chevaux de la mer
qui fonçaient la tête la première
et qui fracassaient leur crinière
devant le casino désert"

Traou, le coeur t'en dit?
NB:Cliquez sur les images, pour les voir plus grandes.
NB2 : je suis contente, c'est la première fois que je mets des photos sans passer par l'outil de blogspot, pour éviter la compression, et ça marche! Non, vous ne pouvez vous rendre compte de mon insigne fierté. Ta mère en geek devant la jetée!)
Chaque tempête d'Ouest voit monter les statistiques de visites de ce petit blog.
La déferlante, c'est mon marronnier, mon passage obligé, mon rituel d'hiver, mon incontournable.
Vous en voulez, de l'écume, de la force brute, de la houle en gerbe!
Lecteurs chéris, amarrez vos écrans, vérifiez l'étanchéité de vos presse-étoupes et de vos wrappen, les flag vont claquer, voilà les photos de vagues.
Ralliez-vous à mon panache blanc!

Celle-ci est à ranger dans la catégorie "on est mieux dedans" :

Celle-ci est spécialement dédicacée à Boutoucoat, en plein dans sa semaine de blanc :

Et pour cette dernière, laissez vous fredonner à l'oreille :
"On voyait les chevaux de la mer
qui fonçaient la tête la première
et qui fracassaient leur crinière
devant le casino désert"

Traou, le coeur t'en dit?
NB:Cliquez sur les images, pour les voir plus grandes.
NB2 : je suis contente, c'est la première fois que je mets des photos sans passer par l'outil de blogspot, pour éviter la compression, et ça marche! Non, vous ne pouvez vous rendre compte de mon insigne fierté. Ta mère en geek devant la jetée!)
9.11.08
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