23.3.12

366 réels à prise rapide. Aujourd'hui, toucher

Je touche. Mes amis, les gens qui ont de la peine, la terre, la farine.
Le ventre très doux des hérissons.
Des enfants. Toujours, je mets ma main à plat sur la poitrine, avant d'écouter leur cœur, avant de poser un stétho qu'ils trouvent toujours trop froid. C'est le signal du départ, quelque chose qui fait entrer l'examen dans un autre toucher. Je mets une main sous les reins, une sur le nombril. J'appuie un peu. Ils prétendent que ça chatouille. Quand je mets ma main sur leur dos, c'est que c'est fini.
Des fois j'ai un bisou. Toujours, je suis touchée.

4 commentaires:

Obni a dit…

Joli fin. C'est très poétique.

Yves a dit…

Monde apaisé. Apaisant.
La peau comme un premier regard.
(Je ne reviendrais pas sur ces pensées éparses : elles accompagnaient ma lecture du billet. Inepties peut-être. Sans doute. Mais elles n'avaient qu'à pas pointer le bout de leur nez !)

JEA a dit…

inévitablement, vous touchez aussi les puces qui transforment le ventre des hérissons en cour de récré...

anita a dit…

Ça change de celles des chats?