23.4.08

Traversée du paysage


Je les ai vus du coin de l'oeil
et le champ traversé
a cessé d'être un paysage.
La terre ouverte et brune
devait coller à leurs semelles.
Elle lui tenait un bras,
et de l'autre
semblait enclore
un monde

Il ne m'ont pas vue
je n'étais que cette voiture
roulant trop vite
et par inadvertance
le fond sonore
de leur paisible appropriation



Ce sera une autre fois.
Elle ou lui lèvera la tête.
Ils rêveront à l'histoire
qu'emportera la petite voiture
accrochée du regard
roulant vite au bout du champ


Penseront-il comme moi
qu'on est toujours
sans le savoir
un élément du décor
la toile peinte
de la pièce d'un autre
que nous heurtons
sans le vouloir

En passant

5 commentaires:

Martin-Lothar a dit…

L'arrosoir jaloux du ciel ? Belle lumière dans cette photo. Bises

Saperli a dit…

il est bien sombre ton paysage, mais cependant plein de charme.

Yves a dit…

On n'aura peut-être pas besoin d'arroser.

Marianne a dit…

Pourtant il me semble l'avoir entendu dire :
" Tiens voila Anita qui rentre , elle est bien de bonne heure aujourd'hui !"

Valérie de Haute Savoie a dit…

Félicitations Anita pour cette si belle silhouette ! A toi alors de nous concocter un nouveau sujet !