10.7.08

Des fois je sors de moi


Des fois je sors de moi
dans mon costume de tapinois;
Il est heureux
que vous ne le sachiez pas.

J'ai un grand rire féroce
que je garde pour moi
un attendrissement de houle

des consolations
de très vieil éléphant


Je passe comme un vent d'Annonce
je soulève les feuilles mortes
sous votre seuil
et seul, le chat suspend son frisson



J'ai l'oeil à tout
à vos genoux d'enfants
à vos chagrins d'hommes
Il ne vous faudrait qu'un mot
pour dormir entre mes bras


Mieux vaut finalement
que vous n'en sachiez rien.

Et puis
ça ne dure pas.

5 commentaires:

Marianne a dit…

ça ne dure pas mais ça revient ponctuellement ?

Anonyme a dit…

si si, c'est bon de le savoir, qu'Anita est là quand on ne l'attend pas...

Agaagla

Yves a dit…

Le poème dit tout du poète ou n'est qu'une peau de mots ? Allez savoir !

Moukmouk a dit…

Magnifique.

anita a dit…

@ Marianne: ça s'en va et ça revient... Quand ça tarde trop, je m'inquiète. Ça fait partie de moi.

@Agaagla : ça c'est gentil!

@Yves: les poètes toujours se disent écorchés. Mais la peau toujours fait partie d'eux.

@Moukmouk: ben ça aussi, c'est gentil.