10.11.09

D'une contribution à l'identité française

Adoncques, le très vaillant Eric Raoult vient de faire proclamer en notre bon Royaume que quiconque aurait reçu le Prix Goncourt des blanches mains de l'Oint du Seigneur par autorisation spéciale du comité de Censure, se devrait, pour l'éternité, de fermer sa goule devant les inepties, stupidités, balourdises, maleconduite, vilénies et autres scélératesses advenant sous ses yeux.

N'ayant pas encore reçu le prix en question, je me permets de poser naïvement, et sans perfidie aucune la question suivante : les deux Goncourt, z'étaient pas un peu potes avec le Zola qui s'est fendu d'un vibrant "J'accuse", pourfendant une droite nationaliste honteusement compromise dans un déni de justice?

Ces immigrés de fraîche date, quand même...

Madame N'Dyaye, félicitations. Pis des bises et des embruns, tiens!

11 commentaires:

JEA a dit…

N'Dyaye ? elle est non seulement allée vraiment à Berlin mais y vit...

Tili a dit…

En fait, j'ai pas suivi cette actualité. Mais c'est pas parce que j'ai rien à dire que je ne passerai pas te faire un coucou dis donc !

Elisabeth.b a dit…

Madame NDiaye vit à Berlin depuis 2007. Notre Président était-il déjà élu quand elle fit ce choix ? Faut-il saluer une fois de plus l'inimitable intuition féminine ? Prodige.

Plus fine romancière que politique. Qu'importe, elle reste fidèle aux démocraties. Son effroi de la droite aurait pu l'entraîner vers des cieux moins cléments. Nous privant de son joli talent. La liberté de dire, même des sottises, n'est pas la chose la mieux répartie au monde.

Mais rassurez-vous. L'Europe n'est invivable que pour les femmes qui affrontent et dénoncent une intolérance bien réelle. Ainsi Ayan Hirsi Ali.

anita a dit…

Il es domage, Elisabeth B. que vous soyez si elliptique...et que votre nom ne débouche sur aucun lien qui permette de voir d'où vous parlez.
Si une identité de blog est légèrement autre que ce qui nous nomme dans la vie courante, elle permet néanmoins d'offrir un baack-ground et parfois, d'entendre la question sous la question.
La moindre personne parcourant mes pages sait que, si je mets en exergue cette stupide réaction de Raoult, c'est bien parce que j'ai une solide antipathie pour ce régime, qui faute d'entendre les vraies question, roule les mécaniques, aboie et prétend casser tout les thermomètres plutôt que de s'interroger sur les fièvres montantes.
Du coup, votre commentaire, qui pourrait être intéressant, apparait comme une trainée de fiel.
Donc, vous pouvez tout à fait préciser en quoi Marie N'diaye vous paraît dire des stupidité, cmment vous faites intervenir Ayan Hirsi Ali dans une discussion et en quoi l'énormité de Raoult vous paraît mineure.
Ceci étant, si vous êtes venue ici pour troller, vous risquez d'être déçue : mon lectorat n'est pas assez vaste pour que le jeu soit amusant.

Elisabeth.b a dit…

Vous ouvrez vos pages aux commentaires, je passais. Sans imaginer que la lecture de vos œuvres complètes était nécessité. Ni qu'il était impératif de partager vos avis.
D'où parle-je ? Mazette quel sérieux. De quoi ? De botanique. Le lien n'apparaît que si je suis connectée à mon blog. Je ne vois pas la nécessité d'afficher sans cesse cette publicité (encore moins de mémoriser cette adresse interminable). Ni qu'elle puisse présenter pour tous un intérêt.

Oui les poses faciles m'ennuient. Et face à un bel écrivain, je préfère entendre louer ses écrits que souligner des propos convenus. Je ne connais pas assez la mythologie scandinave pour disserter des grâces des trolls.

Mais soyez sans crainte, la malveillance comme l'absence d'humour me font bailler. Je passais. Il est des chemins que l'on déserte sans difficulté.
Permettez-moi de vous offrir un miscanthus. Si vous ne savez qu'en faire, effeuillez son m. Dommage s'en ravira.

anita a dit…

Il n'est nul besoin de partager mes avis.
Parfois de préciser les siens si on veut que quelque échange s'engage.
Ce qui n'est, bien sûr aucune espèce d'obligation.

Entre Marie N'diaye et Raoult, on peut jouer longtemps au jeu de paille-poutre.
Comme on pourrait le faire entre nous sur la question de la malveillance et du manque d'humour.
J'ai tendance à être plus dure avec ceux qui prétendent vectoriellement représenter la France par le biais de l'élection que pour des écrivains et à penser que la réserve leur incombait d'abord à eux.
C'est bien ce député qui a choisi de relancer des propos d'écrivain... datant d'avant son Goncourt, pour inventer une soi-disant obligation de réserve déjà grosse en soi, mais ahurissante si elle doit en plus être anticipée.
Du coup, votre commentaire sur le départ de Marie N'Diaye avant ou après Mai 2007 apparait étrangement décalé. s.

Par ailleurs, si Marie N'Diaye a désiré nuancer ces propos, ce n'est pas le cas de Raoult, qui persiste dans ce qui est , quand même, une énormité.
Il me semble que la forêt de Miscanthus est bien là, pas dans ce que peux dire Marie N'diaye de son départ.

Ceci étant, j'aime bien la botanique.

Yves a dit…

J'attendais Frédéric Lefebvre, mon préféré... C'est Éric Raoult qui emporte le prix !

boutoucoat a dit…

Madame NDiaye est à moitié bretonne par sa mère .....çà ne m' étonne pas ....encore une pen called !!!
çà ne m' étonne pas non plus qu' il n' y ait pas ( à ma connaissance )de breton dans ce gouvernement .

Diogène a dit…

Monsieur PAILLE, député UMP, a déclaré aujourd'hui, à propos de cette affaire, que "tout ce qui est excessif est insignifiant". Curieusement c'est à Marie N'Diaye qu'il s'adressait…
On est certes ravi de voir un homme politique se souvenir de cette maxime
fondamentale. Mais ce qui est ennuyeux en la matière, c'est que Marie N'Diaye n'a rien dit d'excessif. Peut-être elle et nous ne vivons pas dans le même pays que lui…

Tili a dit…

Ah ben du coup je me suis renseignée et du coup ça m'a donné envie de le lire, ce livre, ce prix Goncourt ! Je me le suis acheté aujourd'hui c'était mon "cadeau de création d'entreprise" ;-)

Cécile a dit…

Personnellement, ça me fait très peur ! depuis un bon moment, j'écoute les infos en me disant qu'on ne nous dit pas tout pour cause de censure journalistique cachée ... maintenant, elle s'est révélée au grand jour, touche les écrivains et bientôt tous les artistes créateurs ...