6.1.08

épiphanie


Toi ou moi
quelle importance
puisque toujours je reconnaitrai
chez toi, chez moi
cette façon de marquer le pas
comme sous l'offense.
Maquiller la houle
qui ne cesse de se dilater,
qui rêve de crever
en délivrances illusoires
Poser par incidence
son front sur l'épaule de cet inconnu
Adopter un lamentin
ou bien encore
crier tout bas
qu'on est trop jeune
pour avoir fini de rire
Même si l'on sait
de toute chair gravée
que chaque assomption
n'est qu'une locale imposture
la mue est moins dure
que de s'en croire
à sa dernière peau.

10 commentaires:

Ennairam a dit…

Il me plait ce pouème ...

BoutouCoat a dit…

Bravo ! quel beau pouème .

Still a dit…

Touché- Coulé...

Des bises

la bacchante a dit…

touchée-touchée

Yves a dit…

Le poème est fini quand il n'y a plus rien à retrancher.
– Et là ?
– Plus rien à retrancher.

Tili a dit…

La mue des jeunes étrangle aussi le rire de leurs petits enfants.

meerkat a dit…

Une bien belle pelisse que tisse l'attachement. Emue moi aussi comme tous.

Marianne a dit…

Bel écrit , triste actualité les émotions sont de mises sur la
Bretagne.

Tippie a dit…

Bon sang, mais quelle photo !!!

Et un bien beau poeme.

anita a dit…

@ tous: touchée-secouée.
@ yves: plutôt sculpture que modelage, alors?
@Marianne: oui.