25.7.07

Eté, demeurer.



Depuis quelques saisons, je ne suis pas en vacances.
Je suis chez moi.
Vacante dans ce paysage familier.
Sans autre luxe que celui du temps d'aller saluer des rochers très aimés, des vols de hérons et d'héroïques rosiers bravant le vent de la baie.
Sans autre effort que celui de choisir l'orientation, le grain de la plage où dérouler mes os sous l'éphémère soleil, regarder mes filles se poudrer de sable et de sel, et rêveusement, poursuivre, à mains nues, la transparente crevette dans la flaque.
Me demander, pourquoi ce pays m'a ainsi, par surprise, assignée à résidence, comment il a fait de moi, une vagabonde d'un arpent trois-quart. Ne pas connaître la réponse, ne pas le vouloir.
Seuls luxes, mais quels.

9 commentaires:

meerkat a dit…

Du bonheur de se sentir de quelque part, de s'inscrire avec légèreté dans un lieu et de l'habiter avec grâce. Tu me fait penser à l'élégance des animaux qui savent être "là" tout simplement. Et à ces moments si pleins où en quelques lieux et en une ou deux maisons, moi aussi je me suis dit que j’étais chez moi.

Fauvette a dit…

Il y a des assignations à résidence qui peuvent être douces alors ? Tant mieux...
Ne cherche plus, tu as trouvé !

Madeleine a dit…

Tout pareil :)
Ce qui m'ennuie c'est d'être obligée de le justifier !!!

Pierre-Leon a dit…

Alors! heureuse?
Laisse les bons temps rouler... xx

La bacchante a dit…

"Le vent, le sable et toi
Aviez des rendez-vous

Dont vous faisiez semblant
De parler en passant"

Guillevic, Carnac

mirza a dit…

Ne dit-on pas que l'on est toujours touriste en son pays ? Moi, c'est ce que je constate tous les jours.

Madeleine a dit…

Bonne Fête Madame !
(on dit merci à Fauvette :))

Urgences Matin a dit…

comme je te comprends ... ton pays me fait toujours cet effet ... se sentir immédiatement chez soi ....

anita a dit…

Il m'arrive de pas avoir grand chose de plus à dire que "merci" à vos commentaires.
Merci à Meekat, à qui je souhaite de sentir ces instant le plus souvent possible, en sachant qu'ils ne durent pas.
a Fauvette: même sans ton homme, je suis sûre que la corse offre ces moments...
A madeleine: never explain!

@ Pierre léon. Tu quoque l'ami! je t'écris tout bientôt.
@Bacchante: oh la jolie pierre au collier!

@Urgence: méfie-toi, c'est comme cela qu'un jour, presque incidemment, on franchit le fossé pas si grand entre le j'aimerai et le j'y suis...