17.11.06

Lierre. Et demain?




Un jour, à cet endroit, nous n'aurons plus du lierre sur une porte, mais des débris de bois au milieu du lierre.

Mais quand? A quel exact moment se produira ce glissement de la négligence à la ruine?

Sans doute faudrait-il que j'adopte la vie méditative. Peut-être que si, moi aussi, je me plantais là, les yeux fixés sur la poignée, j'aurai la réponse à cette taraudante question?

Et encore, rien n'est moins sûr. Je la connais, cette foutue réalité progressive. Elle profitera du moment où je clignerai de l'oeil pour destabiliser la porte.

Heureusement, il arrive aussi que ce soit la peine qui s'allège ainsi.

Tiens, où est passé mon souci?



NB : Samantdi et kozlika se posent chacune une question du même ordre. La première se demande à quel moment une apréhension légitime devient une lâcheté. La seconde s'interroge sur le point à partir duquel les projections maternelles emprisonnent l'enfance. J'aime bien ces deux textes.

4 commentaires:

samantdi a dit…

;-)

Ab6 a dit…

J'aime beaucoup le tien.

mouton a dit…

Hum. Quel souci ?

anita a dit…

"C'est un petit souci
Que j'avais ramassé
Il était tout en pleurs
Sur le bord d'un fossé
Quand il m'a vu passer
Il s'est mis à crier:
«Madame, ramassez-moi,
Chez vous amenez-moi"

pis il est reparti...