13.7.10

Pour l'amie qui revient.

Quand je l'aie connue
Elle dansait sur sa propre flamme
et riait
comme on refuse de répondre.
Elle aimait le désert
et les hommes qui portent le jasmin à l'oreille.
Nous avions juste l'âge
de nous croire très vieilles
en faisant la vaisselle
à grandes poignées de sable
entre Douz et Kebili.
Je ne l'ai pas vue depuis très longtemps
sa voix me dit que je ne la retrouverai
ni béate, ni défaite
On ne vit pas sans repli
Qu'au moins
je la retrouve
sans regrets.
Nous avons tant de choses
à nous dire
que nous n'en ferons sans doute rien
et nous regarderons monter
la vapeur du thé
comme nous fumions autrefois
les sentiments trop encombrants
pour être dits

C'est l'une des balises de mon été
et je m'en réjouis.

4 commentaires:

Still a dit…

Veux tu lui transmettre mon meilleur souvenir?
Bises à toutes les deux

Oxygène a dit…

Faire la vaisselle au sable...Un moyen très sûr de se fabriquer de beaux souvenirs et des amitiés durables.

anita a dit…

@oxygène : le désert rince comme la mer...

Fauvette a dit…

Et bien je vous envie toutes les deux !