10.8.07

Des fois je pars


Des fois, je pars.
Effilochant la peine
aux poteaux de la route,
ni plus ni moins que la laine
que les moutons cardent aux barbelés.
Je roule, jusqu'au moment où me plaisent à nouveau
mes bras nus dans le soleil,
et la précision des mains dans la courbe.
Je roule, jusqu'à ce que le rosier pâle,
la flèche de l'éolienne,
le vieil homme dans l'ombre de la maison minuscule
et mon propre soupir réconcilié
me disent que quelqu'un,
quelque soit l'aune de son empan,
quelqu'un continue à prendre soin.


Photo déjà publiée dans lookskedenn

5 commentaires:

meerkat a dit…

Partir... et puis revenir, n'est-ce pas ce qui compte ? Avoir le désir de revenir et de prendre la main qui prend soin.

anita a dit…

@meerkat: nous serions-nous un jour croisées sur ces chemins là?

Oxygène a dit…

Je suis, en ce moment, parmi les moutons qui cardent leur laine aux barbelés, et d'ailleurs, je te suis.

Lise a dit…

Je suis très touchée par ce texte sur la peine, et le bonheur qu'on retrouve finalement à la laisser décanter, à goûter les petites choses...Tant d'échos de larmes qui se transforment en sourires.

anita a dit…

bienvenue Lise! Qu'ajouter d'autre?