25.8.07

bienveillante anatomie


Je rêve d'une incision sûre
d' un écarteur pragmatique
Laissez-là donc ces inutiles précautions
ouvrez grand
que se draine enfin ce flot purulent
et que posant mon coeur sur la table
je vous regarde avec l'air fier et buté
de celui qui sait ne pouvoir offrir que cela
que de votre main amicale et bienveillante
vous le lanciez contre les murs
qu'il éclate enfin
et que je puisse enfin
pleurer tout mon jusant

9 commentaires:

Anonyme a dit…

Est- ce la main de ma mère qui repasse sa coiffe de bigoudène ?

Anonyme a dit…

Puisse tous les M rejaillir de ce coeur KC contre les murs, venir sécher tes larmes et ramener tes rires.

Anonyme a dit…

Ce texte, comme beaucoup d'autres que j'ai lus sur ce blog, est rempli de beauté et de finesse.

l'âne Onyme a dit…

Comme un oeuf prêt à éclore.
C'est la vie du dedans qui pousse au dehors
Vivons, même quand c'est dur... Surtout

Tellinestory a dit…

@Bigou : degemer mad, voisine! Non, ce sont des mains d'homme...

Tellinestory a dit…

Meerkat, kinishao, l'âne, merci-

Anonyme a dit…

Qu'il éclate enfin, oui.

Anonyme a dit…

Le fer à repasser est inutile lorsqu'on est empli de plis.
Déplie-toi jusque dans tes replis...

Tellinestory a dit…

@Fauvette: ici, oui.
@la Bacchante: je m'applique.