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9.1.16

Monsieur Chat

Monsieur Chat,

tes moustaches me chatouillent la joue,
Tu me bâilles au nez et m'obstrues la vue
Mais ta façon candide de penser que je ne vais pas bouger
jusqu'à la fin de ta sieste
a quelque chose d'émouvant.

Et puis, tu n'as peut-être pas complètement tort.

1.9.12

366 réels à prise rapide. Aujourd'hui : Animaux

Trois chats, cinq poules et plusieurs araignées.
Si je ne m'étonne guère des araignées, dont la présence est dans le droit fil de ma jeunesse insoucieuse d'ordre et d'hygiène, la présence des autres est toujours, chez moi, source d'une certaine circonspection. Contrairement à ce que prétend Fille Dernière, qui m'accuse d'indifférence sous prétexte que je ne me précipite par sur eux avec la même frénésie qu'elle, je les aime bien. Je parle aux poules quand je les rencontre sous mes hortensias et ce n'est pas seulement pour leurs œufs que je leur pardonne d'avoir tout autant béqueté les limaces qui dévoraient mes dalhias que les dalhias eux mêmes.
Quant aux chats, abreuvés de caresses et objets d'une affection qu'à leur place, je trouverais parfois intempestive, je respecte leur besoin de retrait réparateur. Mais lorsque l'enfant a déserté et qu'ils se sentent orphelins de leur persécutrice préférée, c'est bien volontiers que je leur accorde ma main, voire mes genoux. Sinon le clavier.
Toujours, néanmoins, je m'étonne néanmoins que ma jeunesse légère et vite nomade se soit, au fil du temps, à ce point encombrée. Au contraire de beaucoup, je sais que seule, je n'aurais pas d'animaux. Familiers, souvent pertinents, drôles à regarder et somme toute peu dérangeants, ils n'en restent pas moins la métaphore un peu trop évidente de l'acceptation.

29.1.10

Observations à l'usage des sociétés savantes.

Non, non, le chat
étendu tout du long
à côté du poêle ronflant
ne dort pas.
Le chat est un savant
à l'âme froide et résolue.
J'ai bien compris :
Il fait la mouette
attendant le prochain courant chaud
pour décoller.

~~~

J'ai failli rire du moineau
qui traverse en sautillant
j'ai oublié qu'à l'oiseau,
la marche est un sport de haut risque.

16.1.10

Limites de la littérature.


Il manque un mot pour décrire l'expression offusquée, victorienne et pour tout dire incrédule, du chat qu'on pousse du fauteuil pour s'y asseoir.
Pourtant, même sa queue arrondie en point d'interrogation y crée un synonyme de scandale.

31.5.08

Ethologie du bébé chat


Ils mènent un train d'enfer. Ils grimpent en plantant leurs griffes indifféremment dans le tissu de votre meilleur fauteuil et dans celui de votre meilleur mollet.
Ils roulent l'un sur l'autre et explorent le moindre espace creux, assis dans leur gamelle, dans le lave vaisselle, dans ma sacoche.
Au creux de votre cou.
Ils posent sans aucune vergogne, à grand coup d'oeil bleu et de langue rose et poussent la photographe dans les derniers retranchements de l'esthétique calendrier des Postes. Photos honteuses que l'on enfouit dans son disque dur, insupportables d'afféterie, immontrables aux plus de dix ans.
Ils sont si jeunes qu'ils s'endorment d'un seul coup, geste suspendu, n'importe où, sur leur frère ou soeur, en plein milieu de la pièce, dans la gamelle.
Au creux de votre cou.
Puis ils se réveillent en bloc et recommencent une nouvelle fois la sarabande qu'ils ont appris l'un de l'autre.
j!iàç!uiojhiiuggggiiiiiiiiir wséu&z&&&&&&&&
Ils marchent sur mon clavier.

21.5.08

printemps et reflets

Comme je le disais l'autre jour, y a foule de concours photos...
tili a besoin de printemps, et on la comprend.
Donc, en cette saison, il y a chez moi des chatons qui piaulent

Des marais qui se taisent à l'approche


et des qui bossent et qui en ont plein les pattes.


Et spécialement pour Tili aussi, un monument de délicatesse, de douceur élégiaque pour saluer la poésie du printemps.
boomp3.com

Pour "chic des clics" de gilsoub et jathénais., j'ai choisi celle-ci, que j'avais déjà publié

Cela reste un de mes reflets préférés

7.3.08

manuel du chat viré


Pendant qu'on court après Totor, Meerkat me demande comment le chat est entré dans nos vies.
Vous connaissez l'histoire du type qui tourne sans fin autour d'une bouche d'égout ouverte, en marmonnant sans fin 51, 51, 51...? Arrive un quidam qui demande, l'air intéressé et surpris, mais pourquoi donc je vous prie tournez vouzainsi? Le type, alors, avec un ricanement, pousse le quidam dans le trou et continue à tourner en marmonnant : 52,52...

La seule différence, c'est que mon père n'a point ricané. Il a juste levé un regard d'un bleu candide vers le ciel, en mmmmmmh, demandant, si mmmmmmmh, par hasard, et euh, compte tenu qu'il avait réussi à placer presque tous les chatons de son Isis, mmmmh...euh. Et puis il m'a regardé avec cette fois, son oeil plissé de vieil éléphant auquel je ne résiste pas, surtout quand il se gratte la barbe avec l'air d'un qui se serait fait renvoyer de chez les jésuites pour hypocrisie.

Et donc, première chatte est arrivée chez nous. Chatte fondatrice, fine et sensible, elle s'est sauvée quelque temps après mon ultime retour de maternité, laissant une descendance aux chances diverses.
Un chat disais-je, deux à la rigueur. Et je le disais avec rigueur, pensez-donc , vous me connaissez!
Mais...
Mais lorsque qu'il fallut, des deux chatons, en éliminer un, l'homme, ayant affirmé sa force d'âme dans le rôle de préposé aux basses oeuvres, partit nuitamment, le pas ferme et la bouteille d'éther à la main.
Il revint tout aussi nuitamment se glisser sous la couette, et j'entendis, dans le noir, une voix étrangement chevrotante:
"y en a un gris, pis un roux. J'ai un bébé dans la maison. J'peux pas..."

Devenus adultes, ces deux là nous suivirent dans nos déménagements, dûment stérilisé.
Deux chats, héhé! Et même, compte tenu que l'un méritait le titre de chat le plus con et plus sympathique de tous l'Ouest, un chat et demi quant aux cerveaux. Bon, trois chats quant au poids, m'enfin la situation était stabilisé sur le front félin

Jusqu'au jour où ELLE arriva.
Et c'est elle qui ricana.
J'étais loin, ce jour là, et c'est l'homme-oui, celui là, l'homme fort et impitoyable qui résiste à tout*, qui m'annonça la venue de cette microscopique teigne décidée à nous adopter.
"Gère, lui dis-je au téléphone, fous-là dehors, dégoûte-la de venir habiter chez nous, arrose-la".
Il géra.

Elle m'attendait, la queue en l'air, le sourire de chat en coin. Ayant compris que j'étais la femelle dominante, elle déposa une souris à mes pieds dans les dix minutes.
Pfffff! même pas peur, j'ai dit. T'es rien qu'une chatte de mauvaise vie.
Et le chat viré me chavira.
Depuis, elle fout le boxon dans le quartier, vole ma lotte, annexe les territoires avoisinant en impérialiste sans vergogne et drague tout ce qui miaule sur le mode mâle.

D'ailleurs, mmmmhhh..., vers le mois de mai...mmmmh, euh, y'en a que ça intéresserait?
Très bonne lignée.


* sauf à ce qui a quatre pattes, ou deux. Et pas aux unijambiste. Ni aux moutons à cinq pattes. Ni aux canards boiteux.

21.9.07

Faut tout chat


Pour faire sourire Meerkat, Still et Mlle Moi, dire à Moukmouk que chez moi aussi, il y a des grands prédateurs qui n'hésitent pas à s'attaquer aux terribles chaussettes sauvages, saluer Samantdi, et rappeler à Raph qu'il me doit une carte postale moche.

12.7.07

concours de chats

Voilà, y a bon pour ton poil qui organise un concours de chaton. C'est parfaitement idiot, et cela ne m'étonne pas de ce suisse et triste individu.
Mais comme j'avais justement une photo et l'immense flemme de poster, voilà... C'est bon pour le poil dans la main.


Non l'esprit n'est pas encore là
réunissons nos fluides...
Les Frères Jacques)

15.6.07

charcèlement

J'ai un genre de grosse fatigue, alors je vais faire dans ce blog l'équivalent des articles de chul ou de cellulite dans les cause-toujours féminins: je vais mettre des photos de chats.
Vous savez, l'espèce de chat pas fini que nous dûmes nourrir au biberon?



Bon, elle a doublé de volume, chasse l'ombre et l'orteil innocent,




monte trois marches qu'elle ne peut redescendre que si elle miaule assez fort pour attendrir une âme charitable-avec main, l'âme, quand même, regarde d'un oeil éberlué la crotte dont des mauvaises langues veulent lui attribuer la responsabilité, réduit mes filles à l'état de gélatine fondante et bavouillante- au point que je finisse par envisager avec appréhension le degré de gâtisme collectif que nous risquons d'atteindre avec un bébé humain-éparpille des croquettes avec un brio qui lui donne toute sa place dans cette famille à forte entropie, se prend les griffes dans mon châle, et, ne pouvant les rétracter, reste suspendue par la patte, essaie ensuite la technique dite "de l'escalier", constate que cela marche, recommence avec n'importe quoi à portée de griffe, et quand on lui dit, la prenant par la peau du cou:
"mais tu finis par m'emmerder, toi!"
pose sa patte sur votre nez, avec ce mouvement doux et confiant, cet oeil candide et cet embryonnaire ronronnement qui vous lie, irrémédiablement, à cette minuscule Circé.

28.4.07

17.4.07

j'avais bien dit que j'en voulais plus!



Vous avez déjà essayé de bloguer sérieusement avec un chaton de 15 jours sevré brutalement par sa mère, et qui ne veut pas seulement un biberon 6 fois par jour, mais des bras en permanence?

29.1.07

chat attendra bien demain.


Un clin d'oeil à Samantdi, qui réclamait des vues sur la chatosphère.
Et un grand coup de projecteur sur ma flemme.